On forme des groupes qu'on supporte, croire à un destin commun. On tend une main,tu tends la tienne,tu serres un ressort qui s'agrandit dès que tu tournes le dos! Dans le jeu social faut être le meilleur ami du plus grand hypocrite! Si tes potes sont la meilleure arme, ça fait mal quand elle te tire dessus Par l'abus d'confiance, déçu, Voilà, et on grandit, et on pense seul, et on assume Et il nous reste un pote ou deux Y a des violences qu'on voit pas, comme un sourire trop grand pour être vrai Des bruits qui peuvent blesser, quand on s'connaît depuis le CP Mais on sort les mauvais morceaux, parce que ça sert de parler Surtout quand ta bande glande trop, et qu't'as le prestige de la saler T'aimerais savoir tout ce qui se dit, tu flippes de te faire écraser Car celui qui sait qui parle à qui, sait avec qui parler C'est dit et redit, mais chaque mec que tu vas charrier Offre des galons à prendre, un prix, une case sur le damier La pression est de taille, l'hypocrisie est le sort De ceux qui ont besoin de ça pour faire valoir leurs efforts C'est toujours le même refrain, on dit à la vie, à la mort Puis à la mort du besoin, on fait plus les mêmes efforts Plus tard, tout recommence encore, parce que le besoin est là Personne n'est surhumain, personne n'a envie d'être seul C'est marrant, quel que soit ton statut, quel que soit l'endroit C'est les mêmes embrouilles qu'on trouve, les mêmes histoires qu'les gens veulent Le même jeu social des p'tits chefs, des p'tits cons, des p'tites victimes Des meneurs, des lèches-bottes, et des grandes gueules C'est encore plus pathétique parce qu'on est moins jeune La connerie authentique, sans excuse car l'innocence est en deuil Et on voit sur ton visage, la faille, le truc, le p'tit défaut Le truc qui nous sépare, par des pensées d'hypocrite Mais on garde ça pour soit, parce qu'on te dirait parano En fait on devient seul quand le confident devient l'ragot
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